Avaricum

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Saint-Empire Avarois

Drapeau avaricum.png

Armes Avaricum.png

Données Politiques
Langues avarois
Capitale Castillon-Villeroy
Type de Gouvernement Monarchie constitutionelle
Empereur Édouard VI
Chancelier Arkays d'Atékarone
Ministre du Globe François-Maximilien de Fleury-Trembleterre & Trébizonde
Relations avec la CSH Cordiales
Autres
Système économique Narrativisme
Bibliothèque Encyclopædia Universalis
Forum Place Publique
Site S'y rendre

Localisationavaricum.jpg


WikiAvaricumt.png En collaboration avec l'Encyclopædia Universalis d'Avaricum.


Présentation

Localisé dans une péninsule au Sud de l'Archipel, le Saint-Empire Avarois a depuis toujours été régi par un système monarchique, quel qu'ait été sa forme, et n'a jamais été supplanté par aucun autre type de régime. Malgré les incessantes concessions agréées par la Couronne pour léguer quelque pouvoir décisionnel au peuple, les instances démocratiques n'ont jamais survécu aux aléas absolutistes, véritables témoins de l'identité avaroise.
Les caractères anti-libéraux se retrouvent dans cette société brillante, cultivée, lettrée, & vertueuse ; mais profondément pieuse et ancrée dans les courants conservateurs. Notons aussi le caractère particulier de la langue avaroise, donnant un éclat aux discours qui résonnent sous la coupole du Collège Saint-Cybertok'Râ.

Géographie

La métropole avaroise, nommée «Nouvelle-Alexandrie», se situe dans une péninsule du Continent Sud de l'Archipel, à l'est des terres locquetiennes de Lautrec. La Nouvelle-Alexandrie est divisée en trois Principautés Souveraines : Castillon, Castelmaure et Guysenval.

Par ailleurs, après l'annexion du Skotinos, à l'origine de l'instauration de l'Empire, s'est rajoutée une quatrième Principauté pendant quelques temps: le Skotinos est situé sur un autre continent à l'Est de la Nouvelle-Alexandrie. Skotinos fut ensuite à nouveau un pays indépendant.

Notons que deux îles appartenant à Avaricum, l'une ayant été acquise suite à ladite adjonction, ont été cédées au Bienheureux-Siège Zorthodoxe.

La capitale nationale est Castillon-Villeroy, localisée en la Principauté de Castillon, dans le territoire métropolitain méridional. Enfin, en Mai 1707 (2007), un nouveau territoire est venu s'ajouter au domaine impérial avarois: la Principauté d'Argentorate-Orientale, née de la scission de la feue Principauté indépendante d'Argentorate, dont la seconde partie est sous influence belondaure. En sus des cinq Principautés Souveraines, Avaricum possède des Colonies et peut se targuer d'offrir son Protectorat à des lieux chargés d'Histoire, tels que le Palatinat de Kadyngrad ou le Royaume d'Yrusalem.

Organisation territoriale

Principauté de Castillon

Armoiries de la Principauté de Castillon

La devise de cette Principauté est «Ense & Aratro Salvs Popvli Est».

La Principauté de Castillon forme le cœur historique de l'État avarois. La Principauté de Castillon est localisée au sud de la péninsule de la Nouvelle-Alexandrie. Son territoire est allongé & possède une large ouverture maritime sur le Golfe de Jade & la Mer d'Argentorate. L'estuaire de l'Hytre, un des deux grands fleuves traversant le territoire du Nord au Sud, est quant à lui l'espace maritime le plus fréquenté d'Avaricum. Nombreux sont en effet les navires qui, de l'Archipel méridional ou des Colonies de Sa Majesté, remontent son cours vers Acquæ-Victis, voire Castillon-Villeroy.

Villes

Armoiries de Castillon-Villeroy
  • Porto-Vesti, le principal port de commerce de la côte méridionale de la Nouvelle-Alexandrie;
  • Acquæ-Victis, ville tirant pleinement profit de sa configuration géographique (maritime par la présence de l'Hytre navigable & terrestre par sa proximité de la capitale);
  • Belfort, port de moindre importance, néanmoins réputé pour détenir le quasi-monopole de l'importation en provenance d'Argentorate;
  • Calvi, cité médiévale dominée par sa citadelle " Montfleury " & foyer hérétique persistant;
  • Enfin Ll'Aquilla, également bâtie sur l'Hytre, en amont de Castillon-Villeroy, domaine de villégiature de nombre de dirigeants Impériaux.
Capitale Impériale de Castillons-Villeroy

La capitale Impériale, Castillon-Villeroy, constitue sa plus grande & prestigieuse ville, et sa noblesse est assurément la plus raffinée de tout l'Archipel. Elle est située dans la Principauté de Castillon.

Principauté de Guysenval

Armoiries de la Principauté de Guysenval

La Principauté de Guysenval a pour devise «Adsumus Custodes Pacis».

La principauté souveraine de Guysenval est l'un des trois anciens royaumes qui composaient le comté historique. Devenu principauté souveraine à la suite de l'Harmonie des Nations de 1547, Guysenval demeure autonome et attachée à la famille royale ainsi qu'à sa culture et ses traditions. C'est aussi la principauté la plus étendue de Nouvelle-Alexandrie, et le centre religieux du sud de l'Archipel.

La capitale historique est Montfleury, remplacée aujourd'hui par Saint-Nicolas-de-Guysenval. Les Guysenvalois sont au nombre d'environ 9 000 000 répartis pour les deux tiers autour des grandes villes de l'est, et pour le reste dans les campagnes de l'ouest.

Se détachent les villes de Saint-Nicolas-de-Guysenval, capitale et ville la plus peuplée, Trembleterre, Saint-Sulpice, Ausembourg et Alzzio.

L'ordinaire syiste est l'archiexarque de Saint-Nicolas-de-Guysenval, par ailleurs primat d'Avaricum, c'est-à-dire chef de l'Église avaroise.

Gouvernement de la Principauté

Guysenval jouit d'un statut particulier au sein d'Avaricum, fixé par le traité de l'Harmonie des Nations de 1547. Cependant, Guysenval se situe au cœur d'un second ensemble : les Couronnes héréditaires de la maison de Fleury. Il s'agit là d'un ensemble non homogène et comprenant en outre la principauté d'Yrusalem et le gouvernorat héréditaire de Gallice.

Les institutions essentielles sont les suivantes :

  • Le prince souverain de Guysenval est le souverain de cet ensemble;
  • Le cabinet princier des Couronnes héréditaires est un conseil de gouvernement où siègent les conseillers du prince et le monarque lui-même qui y prend la majeure partie de ses décisions, lesquelles sont transmises aux ministres yrusolymitains ou aux lieutenants généraux de Guysenval qui disposent du pouvoir exécutif;
  • La lieutenance générale de Guysenval qui est chargée de faire exécuter les actes princiers, disposant pour cela de la force policière;
  • L'État-major de Guysenval, lequel dirige les armées et où siègent notamment le prince et le généralissime de Guysenval;
  • Les États de Guysenval sont une assemblée constituée des principaux nobles et ecclésiastiques qui vote les impôts auxquels Guysenval est soumise, enregistre les actes officiels et juge en dernier recours les procès des sujets guysenvalois;
  • La Cour des Aides et des Monnaies tient lieu de cour des comptes puisqu'elle gère le trésor public, répartit l'impôt et s'assure de son recouvrement, mais aussi de chancellerie car les actes émanant du prince ou du cabinet royal y sont examinés et scellés avant d'être expédiés aux États, pour y revenir ensuite afin d'être archivés.

Histoire guysenvaloise

L'histoire de Guysenval commence en 527, année qui voit la naissance de l'État guysenvalois sous l'égide de Saint Aymeric (Aymeric Ier). Cette première période va jusqu'en 1547 : Guysenval est un royaume indépendant et prospère qui mène une vie politique, culturelle indépendante. Ceci s'achève lors de l'Harmonie des Nations de 1547 lorque Guysenval devient une province avaroise, et dès lors, son histoire se confond avec celle d'Avaricum. Les historiens de la principauté se sont aussi intéressés particulièrement dernièrement aux temps anciens qui s'étendent avant 527, mais ces siècles obscurs demeurent mal connus et ne font pas à proprement parler partie de l'histoire de Guysenval.

Il y eu:

  • les hommes: Saint Aymeric, Saint Nicolas, Ottavio de Torquemada, Arnulf d'Estelan, Charles III, Oresme de Fayolles, Louis Ier;
  • les batailles: premier siège de Saint-Sulpice, bataille du gué de Lanssac, bataille de Moncontour, bataille d'Hubertsburg, troisième siège de Montfleury;
  • les grands évènements: assemblée de la bulle d'or, assassinat du duc d'Ausembourg, journée des dupes, traité de Franconville.

Villes

  • Alzzio
  • Ausembourg
  • Aveyro
  • Candervas
  • Corpus Sevani
  • Deutéronum
  • Fargo
  • Féronne
  • Lesseps
  • Mantequil
  • Montfleury
  • Quarante
  • Saint-Nicolas-de-Guysenval
  • Saint-Sulpice
  • Sancta-Elvira
  • Trembleterre
  • Valissy

Principauté de Castelmaure

Armoiries de la Principauté de Castelmaure

La Principauté de Castelmaure a pour devise «Lux Æterna Luceat Castelmaris & Lux Perpetua Luceat Castelmaris».

Depuis que Castelmaure a quitté son état de Royaume au vu de la réunification sous l'égide de l'Harmonie des Nations, formant par la même l'Empire, Le Prince Castelmaurois devenant vassal de l'Empereur garda sous son contrôle sa Principauté Exarchale. Au vu de la Charte Fondamentale, le titre de Prince n'est guère plus qu'un symbole pompeux aux pouvoirs réduits ; toutefois il reste héréditaire, accoutumant par la même ses sujets à la lignée de leur Prince de même façon qu'à l'ancienneté et à la continuité de pouvoir, préservant l'ordre établi.

Pour le seconder, le Prince de Castelmaure nomme selon son unique plaisir un Secrétaire Princier, qui l'aide dans les diverses tâches. La grâce & les privilèges Princiers se limitent en conséquence à la possession d'une armée composée de dix mil troupes soldatesques constituant une élite, étant tous médaillés de l'Ordre Princier de Sainte-Allégeance, et gardant la citadelle de Quevelles. La cour de Castelmaure se réunit au Palais de Vignerence, appartements privés du couple Princier.

Castelmaure est localisé dans l'archipel sud, sur le continent de Nouvelle-Alexandrie aux côtés de Guysenval et Castillon. Étant entourée d'eau, la Principauté est un haut lieu qui, grâce à de nombreux ports, est protégé & en relation avec de nombreux pays.

Villes

  • Bayum
  • Castello-ll'Amen
  • Chaussemurailles
  • Égorvue
  • Kenvers
  • Percy
  • Puyravault
  • Quenelles
  • Saint-Épernes
  • Sanctum
  • Trieste
  • Vasca dell'Oro
  • Villestreux

Principauté d’Yrusalem

Armoiries de la Principauté d'Yrusalem

La Principauté d’Yrusalem a pour devise «Oderint, Dum Metuant»

La principauté croisée d'Yrusalem est localisée au Nord, en dehors de la Nouvelle-Alexandrie, entre la Mer de Thezzalonique et la Détroit d'Orion. Elle est entourée d'une part par Nyvélia, et de l'autre par la Nouvelle-Caucasie.

Institutions

  • Le Prince: le prince d'Yrusalem est la personnification de Sevan sur terre. Incarnation de la divinité, sa personne est hautement sacrée. Tenant son pouvoir de Dieu, et lui-même divin, le prince d'Yrusalem est donc absolu, autocrate. Son pouvoir est théoriquement sans limite aucune. Cette forme de gouvernement est bien une théocratie. Le prince est son propre chef de gouvernement. Néanmoins, il nomme de nombreux ministres pour l'aider dans sa tâche car ses possessions dépassent Yrusalem, sont nombreuses et diverses.
  • L'Aréopage Princier: l'aréopage a été formé par le prince d'Yrusalem pour superviser et accorder la politique menée dans chacune des possessions de la Couronne yrusolymitaine : Guysenval et Yrusalem. Il définit une politique commune plus ou moins étendue dans chacun de ses États, en fonction des prérogatives qu'y détient le prince. En Guysenval, le souverain n'est plus qu'une autorité locale, tandis qu’il reste très autonome en Yrusalem.

Il est présidé directement par le prince qui y invite traditionnellement le secrétaire princier de Guysenval et le Scribe d'Yrusalem. À ce cercle restreint s'ajoutent quelques conseillers, généralement des ministres. Dans tous les cas, la composition de l'aréopage est laissée à l'entière discrétion du prince.

La politique menée par l'aréopage demeure nécessairement très générale, et il tient à chacun des gouvernements d'appliquer les mesures qui y sont décidées. Il peut d'ailleurs rendre des arrêts qui ont valeur légale dans chacun des États. Ces arrêts sont exécutoires et chaque officier dépendant de la Couronne d'une manière ou d'une autre est tenu d'y obéir. Ils sont enregistrés par l'ensemble des chancelleries.

  • Le gouvernement du Prince: le gouvernement du prince d'Yrusalem à proprement parler est constitué de la sébastocratie et de différentes préfectures qui gèrent les affaires de l'Empire. L'ensemble de ses membres est nommé par le prince.
  • L'Office du Scribe: il s'agit du principal organe du gouvernement ; et son titulaire, le Scribe, tient le second rang dans le gouvernement, après le prince. Les compétences de cet office comprennent notamment les affaires étrangères, l'enregistrement et la publication des actes princiers, la justice. Ses compétences sont, d'une manière générale, très étendues.
  • Les préfectures: elles sont au nombre de quatre. Elles comprennent, avec la Sébastocratie princière, l'ensemble des affaires qui sont donc ainsi réparties :
    • La préfecture de la Sacelle gère le trésor de l'État, supervise les finances, fixe le budget et autorise les dépenses de l'État, le commerce, l'industrie et toutes les productions et échanges tant intérieurs qu'extérieurs.
    • La préfecture du Drome comprend toutes les affaires intérieures de police, de sécurité, de mécénat et de gestion de tous les organes culturels de la principauté, d'aménagement du territoire (construction des routes, développement des ports, etc.) et des principales villes du pays.
    • La préfecture du Ploïmon a pour mission d'entretenir la marine de guerre, les installations portuaires et notamment les arsenaux et les places-fortes maritimes.
    • La préfecture des Tagmata entretient quant à lui les armées du prince et les places frontalières.
  • L'Échiquier d'Yrusalem: l'Échiquier est composé des Illustres d'Yrusalem, qui sont les descendants des héritiers des chevaliers qui participèrent à la conquête de la principauté, les personnes que le prince a gratifié de cette dignité, les archiexarques et exarques du royaume, les membres mâles de la famille royale. La composition de l'Échiquier est exclusivement masculine. Ses compétences sont diverses:
    • Plus haute cour de justice du pays, elle juge en premier recours les dignitaires auxquels le prince a donné ce privilège, en appel les procès impliquant les nobles ou les ecclésiastiques;
    • Assemblée des élites du pays, elle est chargée d'instaurer la régence en cas d'incapacité du prince, d'élire un nouveau monarque si la maison régnante devait s'éteindre.

Le prince peut trouver cette assemblée trop ombrageuse et décider d’en suspendre les réunions.

Histoire

Jusqu'en 1704, la cité sainte d'Yrusalem et l'ensemble de ce qui forme aujourd'hui la principauté d'Yrusalem et le comté de Carmélide était aux mains des califes de la dynastie Banoupha. Le calife décida cette année-là d'interdire l'accès aux fidèles syistes et zorthodoxes des lieux saints d'Yrusalem. Cela eut pour conséquence immédiate de mettre sur pied une croisade dont le prince Louis IV de Gysenval prit la tête. Le comte d'Avaricum, trop content de se débarrasser d'un vassal si remuant décida de lui prêter les subsides nécessaires. Aussi, après un siège de deux mois, la cité sainte d'Yrusalem tombait aux mains des Avarois le 26 avril 1704. Or, le prince de Guysenval, ruiné par les dettes, dut se résoudre à vendre sa conquête au comte d'Avaricum.

Lorsqu'éclatèrent les révoltes et que le comté parlementaire fut établi, Yrusalem demeura possession personnelle du comte et fut pour ainsi dire oubliée. On notera simplement sous cette période que la ville eut à se défendre contre des incursions du calife Homard IV qui tenta de reprendre sa capitale. Il fut d'ailleurs par la suite contraint de faire face à l'invasion d'une aventurier sidonais, Lord Puisay, qui conquit toute la partie continentale du califat et se proclama comte souverain de Carmélide le 13 janvier 1706.

Entretemps, après la proclamation de l'Empire et la restauration de Louis-Auguste de Fleury sur le trône guysenvalois, l'Empereur d'Avaricum décida d'accorder pour dot la ville d'Yrusalem à ce prince lors de son mariage avec Hildegarde-Hortense de Valois. La maison de Fleury reprenait le contrôle de son ancienne conquête qu'elle proclama royaume. Louis V de Guysenval devenait Louis Ier d'Yrusalem.

Le 12 juillet 1706, le prince Louis-Auguste de Guysenval abdiqua et devint archiexarque primicier d'Alcanthe, chef de l'Église syiste. Il céda donc sa seigneurie d'Yrusalem à son premier fils, Charles d'Yrusalem. Celui-ci devint rapidement prince de Guysenval. Des difficultés intérieures le retinrent, et enfin, en 1707, il était fin prêt à conquérir le reste des terres du calife. La commençait mal : avant que n'arrivent les troupes guysenvaloises, Yrusalem retombait aux mains du calife Homard V. Mais le généralissime des troupes guysenvaloises était un militaire de renom, le prince d'Argentorate qui fit un brillant siège au cours duquel il fut secondé habilement par l'exarque de Castillon-Villeroy qui revêtit une armure à cette occasion. Après un siège mémorable, la ville tombait le 2 mars 1707, le calife, sa famille, ses ministres, tous étaient pris.

Après cet étêtement du gouvernement yrusolymitain, les petits et grands seigneurs, désemparés, se replièrent sur eux-mêmes et leur désunion permit aux troupes guysenvaloises de prendre l'ensemble de la principauté. Le 26 avril 1708, la campagne s'achevait sur un succès complet et la colonisation du royaume par des Avarois débuta. De nombreux généraux audacieux s'étaient distingués, tel Ysgaran Sabrevoix qui conquit Adesse en une journée seulement.

En 1715, peu après la fin de la Régence et suite aux lourdes conséquences de la Guerre de la Ligue d’Ausembourg, le royaume d'Yrusalem est dévolu au rang de principauté, prenant ainsi la place du Skotinos dans l'organisation de l'Empire.

Société

La société d'Yrusalem est d'un type particulier en ce sens qu'elle fait cohabiter deux types de société : l'ancienne d'essence halawite, et la nouvelle, conquérante, originaire d'Avaricum et particulièrement de Guysenval.

La première est assurément sur le déclin. Partiellement réduite en esclavage, elle a été très réduite par la guerre, les persécutions, les maladies. Primitive, hérétique, elle continue d'adorer ses faux dieux. Elle a déserté les villes pour se réfugier dans les campagnes fertiles où la présence avaroise est moins forte. Elle est essentiellement composée de paysans qui cultivent la terre dans de grandes propriétés de seigneurs d'origine avaroise. La figure paternelle et l'autorité religieuse déterminent la vie de la famille et de la communauté. Ces populations tentent de résister aux pénétrations syistes. Des révoltes éclatent épisodiquement.

La seconde prospère partout. La société des villes est très brillante, comparable à la société avaroise. Haute aristocratie et principaux dignitaires du clergé syiste dominent une société où la bourgeoisie, qui cherche à s'ennoblir, a du mal à paraître. La cour est particulièrement fastueuse et dispose d'un grand rayonnement au niveau régional. Ce rayonnement est relayé par les sociétés et académies royales. La bourgeoisie de la capitale et des villes est prospère et fort riche. Elle vit principalement du commerce car Yrusalem se situe à un point de rencontre des grandes routes maritimes.

Dans les campagnes, les chevaliers qui ont participé à la conquête ont reçu de grandes exploitations dont ils tirent des revenus confortables. Ils se servent de la main d'œuvre locale. Ils entretiennent, souvent avec des riches investisseurs venus des villes, des manufactures qui produisent un artisanat très réputé.

Arts et culture

L'activité artistique sous la dynastie Banoupha est considérée comme hérétique, primitive. Il s'agit d'art figuratif qui utilise avec un grand raffinement les figures géométriques. Il a beaucoup souffert des destructions, notamment au niveau des lieux de cultes. À présent, la ville d'Yrusalem est une ville neuve qui ne dépareillerait nullement si elle était sise en Nouvelle-Alexandrie. Hôtels particuliers et palais aux façades sulpiciennes, opéras, théâtres, bibliothèques, tout a été reconstruit dans le plus pur style guysenvalois. Le style artistique se confond donc avec celui de la principauté avaroise de Guysenval, si ce n'est que c'est à présent en terre croisée qu'il connaît sa plus excellente perfection.

Religion

Sa capitale, la cité d'Yrusalem, est un lieu saint ancestral où, paradoxalement, ne s'attache foncièrement aucune religion au détriment d'une autre. Le Syisme comme la Zorthodoxie y sont profondément ancrés, de même que l'Hallawisme, hérésie turcose. C'est un lieu d'effervescence spirituelle, où les archives font état de plusieurs miracles, et où les croyants se recueillent. Mais depuis la conquête du royaume par les Guysenvalois, de nombreux fidèles des autres confessions croupissent en prison.

Économie

L'économie yrusolymitaine est essentiellement basée sur le commerce et le négoce maritimes d'une part, et d'autre part sur la production des manufactures. Les navires du royaume se rendent en Nouvelle-Alexandrie, en Ys, à Nautia et jusque dans le lointain Syracus. Des compagnies royales maritimes aident ce commerce et sont des concurrentes redoutables qui paient leurs propres mercenaires pour établir, par la force, des comptoirs sur les côtes de l'Archipel.

L'artisanat ancien, halawite, a considérablement diminué, et il ne fait plus que survivre. La relève a été prise par des manufactures où les employés sont regroupés, et où ils effectuent des travaux selon des normes standards et scrupuleusement définies.

Histoire

Institué par référendum le 4 Août 1646, le Comté d'Avaricum vit défiler sur son trône de prestigieux noms tel qu'Albert II ou Philippe III. Le régime politique, officiellement appelé Semi-République, était organisé sur un système démocratique ordinaire, c'est-à-dire composé d'un chef d'État et d'un gouvernement.

Sous le règne d'Édouard VI, le syncrétisme de plus en plus apparent de la Religion contraint l'État à déclarer Religion officielle la Très Sainte Église Syiste, Eudémoniste, Philosophique et Gallicienne, le pays devenant enfin le Très Saint Comté d'Avaricum, réformant de ce fait le système politique. Le Conseil des Immortels, composés des représentants de chaque institution, était l'organe exécutif de la Nation. C'est dans cette période qu'Avaricum prit peu à peu de l'ampleur sur la scène micromondiale.
Mais c'est le 18 Janvier 1706 que le Calife de Skotinos vint se suicider au Palais Comtal, suite à une importante insurrection des indépendantistes skotinecs. Et c'est suite à cet évènement qu'allait se produire l'inévitable opération de rétablissement de la démocratie au Skotinos, l'annexant au Comté sous le statut de Protectorat.
Puis le 14 Avril fut proclamé l'Empire, ou Saint-Empire Avarois dans sa forme longue, instauré par le Serment de la Chancellerie. Suite à cela, le nouvel et actuel Empereur, Édouard VI, divisa l'État en quatre Principautés Exarchales, chacune dirigée par un Prince-Exarque (il est lui-même le Prince-Exarque de Castillon). Les Principautés sont autonomes mais dépendent de l'Empire en ce qui concerne l'Union Martiale (décret impérial visant à regrouper les Armées Princières sous la direction de l'Empereur en période de crise) et la Haute Justice.

Le 16 Décembre de la même année fut promulguée pour la première fois la Constitution de l'Empire, conférant le pouvoir législatif, auparavant très monopolisé par la noblesse, au peuple. Ce jour fut ainsi instauré le Sénat Impérial, regroupant le Conseil des Immortels, Chambre composée des plus grands nobles du pays, et le Grand Tribunal, assemblée des représentants élus.

Histoire du Comté d'Avaricum

À l'origine, on dénombrait trois Royaumes dans cette région de l'Archipel: le Royaume d'Alexandrie, à l'ouest, le Royaume d'Andomé, au centre, et le Royaume de Trembleterre, au sud-est. Le Royaume d'Alexandrie était le plus vaste, le plus riche et donc le plus puissant. On s'accorde aujourd'hui à dire que sa capitale, Alexandrie, fut une des premières cités fondées sur l'Arpaillagon, vers 1200 avant J.-C. Elle serait l'oeuvre du puissant navigateur Alexandre d'Hypostase.

Toujours est-il qu'en 1642, alors que Philippe III siégeait sur le trône alexandrique, le Baron de Puyravault, avec l'appui d'une horde impressionnante de guerriers mécontents, prit le pouvoir de la partie ouest du Royaume, et aurait sans doute également annexé le reste du territoire s'il n'eût point été assassiné par un homme du roi, en 1643. Le souverain pensait par cet acte reprendre aisément les terres perdues. Malheureusement pour lui, le Baron avait laissé un fils, Guillaume de Puyravault. Celui-ci, moins audacieux que ne l'était son père, se révéla toutefois fin stratège et put se maintenir à la tête de l'Etat nouvellement créé. Il mourut en 1671, et ses successeurs prirent le relais. Puyravault fut faite capitale, et le nouveau Royaume fut baptisé Octenbourg. Cependant que survint ce partage de l'Alexandrie, les Royaumes d'Andomé et de Trembleterre vécurent en parfaite ignorance mutuelle, et jamais n'eurent de différend que la prise d'Egorvue, en 1680, par le Seigneur Jean de Trembleterre.

Finalement, la paix s'installa entre les quatre Royaumes, pour à peu près deux siècles. La dynastie des Puyravault assit son pouvoir au fil du temps, tandis que les Hypostase rétablirent leur autorité en Alexandrie.

Toutefois, en 1898, le Prince Henri de Puyravault arma une flotte de navires de guerre et s'en alla attaquer le Port avancé d'Avaricum, en Andomé. Succédant largement dans cette entreprise, il poussa vers la baie de Saint Jean et remonta l'Hitre jusqu'à la capitale, Dixxi. Un siège de sept mois eut raison de la ténacité des habitants, et bientôt l'Andomé fut rattachée par les Armes à l'Octenbourg.

Ne pouvant souffrir davantage cette situation, qui maintenait l'Alexandrie en tenailles entre les deux Royaumes nouvellement réunis, et la rendait à tout moment vulnérable, le Roi Théodore IX leva deux armées, de 1899 à 1903. C'est alors qu'il envoya l'une d'elle vers Valissy, afin de libérer cette place forte du Royaume adverse. La bataille qui s'y tint fut en tous points destructrice. Quatre vingt mille hommes au moins y laissèrent la vie, mais la ville tomba en définitive aux mains des Alexandriques.

Parallèlement, l'autre armée fut envoyée sur Puyravault, où elle fut mise en déroute après quatre mois d'attaques qui affaiblirent tout de même considérablement la ville.

Le Prince Henri n'avait néanmoins pas attendu que l'on réduisît à néant son Royaume. Des hommes vinrent ainsi de Chaussemurailles, prêter main forte à la capitale, et ensuite descendirent sur Alexandrie où ils furent rejoints par la flotte qui s'en retournait de Dixxi.

La bataille qui fut donnée reste la plus remarquable que connurent les Royaumes. Elle éclata le 12 juillet 1904 par des assauts maritimes et une charge de fantassins dirigée contre les portes de la Cité. Les combats livrés furent indifféremment maritimes et terrestres. Il advint alors, et c'était prévisible, que les armées, de force et de taille équivalente, s'entredétruisirent, ne donnant aucun vainqueur réel à la bataille, encore qu'il restât la plupart des habitants d'Alexandrie. L'arrêt des attaques fut convenu par l'armistice du 1er septembre 1904. Mais ces épisodes plongèrent rapidement les Royaumes dans la déroute financière. Tant et si bien que l'indépendance fut rendue à l'Andomé par le traité d'Avaricum du 27 avril 1906.

Les Monarques d'Alexandrie, d'Andomé et d'Octenbourg se réunirent alors en 1908 à plusieurs reprises et conclurent que la reconstruction serait d'autant plus rapide que les Etats seraient tous trois associés dans cette oeuvre. Un premier pacte d'entente cordiale fut signé à Alexandrie le 13 octobre 1908, puis l'Acte d'Unification des Trois Royaumes fut signé le 17 décembre de l'année suivante, donnant lieu à l'actuelle Fête Nationale. Les trois Royaumes se rassemblaient ainsi autour d'objectifs communs. Bientôt, les frontières furent supprimées et l'on décida la construction d'une nouvelle capitale unique, Villanova, à quelque vingt kilomètres d'Alexandrie. Les Royaumes, par décret du 29 juillet 1917, devinrent quant à eux des Districts, et l'ensemble formait la Nouvelle Alexandrie. Le pays était né.

Cependant, alors que la reconstruction portait ses fruits, des luttes de pouvoir incessantes existaient toujours entre les trois dynasties royales. L'alternance ne convenant à personne, les trois familles furent contraintes de renoncer à leurs pouvoirs, afin de ne pas mettre le pays en danger, et la Première République fut proclamée le 2 janvier 1920. A cette date, le Royaume de Trembleterre intégra à son tour le pays par la signature du traité de Villanova.

De fait, la République vécut sans problème majeur jusqu'en 1942, quand divers heurts secouèrent le pays. Des mouvements de mécontentement général se formèrent alors et l'on vit jusqu'à deux millions de manifestants dans les rues de la capitale. Car la République avait jeté ses citoyens dans la misère, par les ingérences répétées d'un gouvernement communiste qui resta douze années au pouvoir.

De nouvelles élections furent organisées mais ne mobilisèrent qu'à peine 10 % de la population. La République était dans une impasse. Petit à petit, des groupuscules anarchistes se formèrent et commencèrent à prendre une importance non négligeable. Le Parlement, les Palais du Gouvernement, et la plupart des autres institutions d'Etat furent pillées, brûlées, mises à sac. Alors, le Comte d'Avaricum, constatant que le pays était en passe d'imploser, rassembla près de 350.000 personnes, et s'en alla fonder sur une possession lointaine un Comté indépendant et libre baptisé Avaricum. Il y mit en place un pouvoir démocratique, et le 4 août 1946, la République y fut instaurée, et la Constitution fut ratifiée par référendum.

Depuis cette date, le Comté s'est considérablement développé. Il s'est urbanisé à très grande vitesse, et sa capitale, Castillon-Villeroy, compte désormais plus de quatre millions d'habitants.

Religion

La religion de l'État est le Syisme.

Constitution

Chartes

Le Trésor des Chartes constitue l’ensemble des archives impériales et castillonaises. Entreposé à Castillon-Villeroy dans l’Abbaye de La-Transcendance-des-Chartes-Civiles-et-Pénales par des mandrites de l’Ordre des Lettres et Armes, il est sous la supervision du Chancelier ou, en cas d'indisponibilité de ce dernier, du Garde des Scels. Son accès fortement restreint et la grande valeur de ses documents antiques en fait un lieu d’énigmes et de convoitises.

Charte Fondamentale

La Charte Fondamentale est la désignation courante – et foncièrement abusive - de l’ensemble des documents et traditions, officialisés par la coutume, formant les lois suprêmes de l’Empire. En effet, Avaricum ne dispose pas, contrairement à bon nombre d’états, d’une constitution codifiée, mais plutôt d'une série d'actes gouvernementaux, dont le Traité de l'Harmonie des Nations, et de conventions constitutionnelles. Ces conventions se basent, comme le reste du droit coutumier avarois, sur leur usage constant à travers les siècles et leur large acceptation nationale pour se maintenir dans une légitimité immuable. De fait, même s’il jouit en principe d’un pouvoir absolu, l’Empereur d’Avaricum ne peut aucunement se soustraite à la Charte Fondamentale. A titre d’exemple, la convention établissant l’indisponibilité de la Couronne rend toute abdication ou renonciation impériale illégale.

L'Harmonie des Nations

L'Harmonie des Nations désigne à la fois une période historique (deuxième moitié du XVIe siècle) et le traité signé entre les Princes de Castillon, de Castelmaure et de Guysenval en 1547, marquant le début de cette période. Ce traité, faisant suite à des guerres meurtrières n'ayant donné avantage à aucun des belligérants, stipulait, entre autres: «Les Pviſſances signataires conviennent d'vne Paix ferme & permanente entre Elles, ayanct par trop faict l'expeſrience de la gverre & de ses désastres, et s'accordent à compter de ce iovr à engager tovs les moyens en Levr povvoir povr faire reſgner l'Harmoſnie des Nations en Novvelle-Alexandrie.»

Traité de l'Harmonie des Nations

Av nom de Diev tovt pviſſant & Sevan Son proſpheite. Ainsy soict-il.
Soict noſtoire à Tovs Cevlx, qv'il appartiendra ov pevct appartenir, en Manieire qvelconqve.
Il a plv av Tovt-Pviſſant de mettre vn terme avx divisions reſgnant entre les roys de Novvelle-Alexandrie & de Les raſſembler sovs Sa havte proſtection, en vue de l'vnion & de la paix perpeſtvelle. En conseſqvence, le Seſreſniſſime & Très Pviſſant prince Philippe Icosaieime, par la graſce de Diev roy de Castillon ; le Seſreſniſſime & Très Pviſſant prince Charles Heptieime, par la graſce de Diev roy de Gvysenval ; le Seſreſniſſime & Très Pviſſant prince Amédée Tiers, par la graſce de Diev roy de Castelmavre, apreis avoir posé les fondements de la paix geſneſrale & deſfinitive ont résoſlv de consoſmmer sans deſlay ce grand & important ovvrage. À ceſt effect les grandes pviſſances ont noſmmé & constitvé Levrs ambaſſadevrs extraordinaires & ministres pleſnipoſtentiaires respectifs ; savoir Sa Sacrée Majesté le roy de Castillon le très illvstre & excellent seignevr Barvch Épaminondas d'Avffrey dv Covdroy, comte de Saffré & d'Albacete, baron de Bvonsergiglio, de Placy, de Torseval & de Mortzemprac, chevalier de Crevignon, chevalier de l'Ordre dv Saint-Seſpvlcre-d'Aragon, ministre de la Parole & intendant-geſneſral de Sa Majesté ; Sa Sacrée Majesté le roy de Gvysenval, le très illvstre & très excellent Seignevr Oresme-Rüpert-Raovl-Roger, archidvc d'Avsembovrg, dvc d'Arqves, marqvis de Marestang & de Thov-de-Gvysenval, comte de Fayolles, de Fontrailles & des Adrets, vicomte des Noëttes, baron de La Savldraye & d'Entragves, chevalier d'Anthyllis, seignevr de Marillac, d'Oxenstierna, de L'Espinay & de Montlavr & avſtres deſpendances, Son Ministre d'Eſtat, Son geſneſraliſſime des armées, Son garde dv teſtratriacontaieime scel privé de plomb & de marbre incrvsté, Son portevr très noble & havtement affidé dv très royal sixte covpe-papier de l'octave bvreav dv palois royal de Montflevry, conseiller en tovs Ses Conseils, grand-croix dv très noble & royal ordre de Saint-Nicolas-et-Montflevry & Son ambaſſadevr extraordinaire & ministre pleſnipoſtentiaire ; Sa Sacrée Majesté le roy de Castelmavre, le très illvstre & très excellent seignevr Apollon Lovis Alexandre Amédée Séverin, davlphin de Castelmavre, prince d'Asty, dvc de Combray, de Malarmé, de Percy & de Ranzay, prime chevalier dv Ceſnacle des arts rayonnants de Castelmavre, coſloſnel-chef hoſnoſraire dv prime reſgiment des dragons dv roy & Son ambaſſadevr extraordinaire & ministre pleſnipoſtentiaire ; lesqvels, apreis s'eſtre dvſment coſmmvniqvé Levrs pleins povvoirs en bonne forme, sont convenvs des articles dont la tenevr s'ensvict.

  • Article 1. – Il y avra vne paix syiste, vniverselle, et perpeſtvelle tant par mer qve par terre, et vne amitié sinceire & constante sera eſtablye entre Levrs Majestés castillane, gvysenvaloise & castelmavroise, et entre Levrs heſritiers & svcceſſevrs, royavmes, Eſtats, proſvinces, pays, svjets & vaſſavx, de qvelqve qvalité & condition qv'ils soient, sans exception de lievlx, ny de personnes, en sorte qve les grandes pviſſances apporteront la plvs grande attention à maintenir entr'Elles & Levrs dicts Eſtats & svjets ceſte amitié & coſrrespondance reſciproqve, sans permettre doſreſnavant, qve de part ny d'avſtre l'on coſmmette avlcvne sorte d'hostilités par mer ov par terre, povr qvelqve cavse ov sovs qvelqve preſtexte qve ce pviſſe eſtre ; et l'on eſvitera soignevsement tovt ce qvy povrroict alteſrer à l'avenir l'vnion hevrevsement reſtablye, s'attachant av contraire à se proſcvrer reſciproqvement en tovte oſccasion tovt ce qvy povrroict contribver à Levr gloire, inteſreſts & avantages mvtvels, sans doſnner avlcvn secovrs ov proſtection directement ov indirectement à cevlx qvy vovdroient porter qvelqve preſjvdice à l'vne ov à l'avſtre desdictes grandes pviſſances. Il y avra vn ovbly geſneſral de tovt ce qvy a pv eſtre faict ov commis avant ov depvis le coſmmencement des gverres.
  • Article 2. – Il sera proſclamé sans exception de lievlx qve l'antiqve comtat d'Avaricvm, dont le très illvstre titvlaire porte Son avtoſrité svr tovte la Novvelle-Alexandrie, est reſtably dans tovtes Ses grandevr, pviſſance & lvstre. À ceſt effect, Sa Sacrée Majesté le roy de Castillon, Sa Sacrée Majesté le roy de Gvysenval, Sa Sacrée Majesté le roy de Castelmavre abandonnent Levrs droicts, privileiges, preſroſgatives & povvoirs absoſlvs, qv'Elles remettent en le comtat d'Avaricvm, dont le titvlaire est très pviſſant & sevl sovverain prince. Il sera maintenv av beſneſfice de Levrs Sacrées Majestés, svcceſſevrs, maison & posteſrité, les principavtés de Castillon, Gvysenval & Castelmavre, eſmanation, à eſgalité avecqves le comtat, des antiqves royavmes dont Elles demevrent les illvstres moſnarqves, sovs le ivste arbitrage dv comte d'Avaricvm, povr Elles, Levrs heſritiers & tovte Levr posteſrité.
  • Article 3. – Sa Sacrée Majesté le prince sovverain & illvstre moſnarqve de Castillon est recoſnnve, selon le vœv & consentement vniversel de Diev, de l'Eſglise, de Ses biens chers & illvstres freires, et de tovs les pevples & Eſtats de Novvelle-Alexandrie, comte d'Avaricvm, par la sevle & très grande graſce de Diev, sovverain ceſleste & terrestre.
  • Article 4. – De Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm eſmane tovte pviſſance sovveraine, tovt droict, tovte avtoſrité, pleine, entieire, incontestable, irreſfvtable & absoſlve, tant povr Elle qve povr Ses svcceſſevrs. Noſnobstant, Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm, sovcievse de garantir à Ses bons & loyavx vaſſavx Levrs Alteſſes Royales le prince de Gvysenval & le prince de Castelmavre, ainsy qv'avx Eſtats, corps constitvés, coſmmvnes & pevples de tovte la Novvelle-Alexandrie, confirme les droicts, covtvmes, privileiges ancestravx & immeſmoſriavx qvy ont ev covrs ivsqves là. Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm garantit à Ses pevples & Eſtats de Castillon de maintenir, ainsy qve Ses preſdeſceſſevrs les roys d'illvstre meſmoire ont faict & eſtably, de maintenir tovtes les institvtions, droicts & covtvmes en vigvevr. Povr la principavté de Gvysenval, il est maintenv les covtvmes & les articles relatifs av droict natvrel & av droict des gens, et particvlieirement, les Eſtats de Gvysenval, qvy ont privileige de proſmvlgver les eſdits, ordoſnnances, deſclarations & tovtes les lettres patentes povr lesqvelles il n'est poinct preſvu de mention speſciale préalablement à levr application svr le sol gvysenvalois, qvy ont privileige de consentir tovt impoct novvellement eſtably, ordinaire ov extraordinaire, qvy ont privileige de ivridiction povr instrvire en premier recovrs la cavse des dvcs gvysenvalois, et de tovs cevlx avxqvels le prince de Gvysenval conceide ce privileige, et en dernier recovrs tovs les svjets gvysenvalois ; la Covr des aides & des moſnnoies qvy a pleine ivridiction povr svrveiller, controſler les affaires de moſnnoie, instrvire les cavses de finances & celles de tovs les oſfficiers des finances & des moſnnoies de Gvysenval, qvy a avtoſrité povr la reſpartition & la perception de l'impoct consenty à Son Alteſſe Royale le prince de Gvysenval, qvy a la charge de tenir les comptes & d'archiver tovs les actes eſmanant de Son Alteſſe Royale le prince de Gvysenval, et povr son chef de présider à levr scellage ainsy qv'Il a la garde des scels de Gvysenval. En svs, il est pleinement reconnv à Son Alteſſe Royale le prince de Gvysenval, le preſdicat d'Alteſſe Royale, de conceſder librement des apanages dv doſmaine princier à cevlx de Sa Maison, de rendre ivstice à Ses vaſſavx & svjets, d'entretenir telle trovpe, tant svr la terre qve svr la mer, qve bon Lvy semblera, de maintenir avpreis d'Elle vne Covr & de distingver oſfficiers & conseillers povr La servir en Son conseil, d'entretenir & fortifier telle place qv'il Lvy plaira en Son domaine, de créer & maintenir tel ordre de chevalerie, de maintenir telle force de poſlice qv'il Lvy plaira, de faire rendre la ivstice dans les covrs minevres ainsy qv'avx Eſtats de Gvysenval en Son nom propre, de pvblier, faire sceller & registrer tel eſdict, ordoſnnance, deſclaration, avſtres lettres patentes, arreſts dv conseil & tovs les actes qvy ne contreviendroient poinct à cevlx dv comte d'Avaricvm & qvy avroient eſté eſtablys povr tovte la Novvelle-Alexandrie. Elle preſtera, sitoſt apreis Son sacre, hoſmmage à Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm, fera le serment de Lvy ivrer fideſlité, de respecter pleinement le présent traité & tovs les accords qvy povrroient eſtre conclvs dans l'avenir, de ne poinct s'oſpposer à Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm par les armes, de ne poinct exciter les mavvais sentiments de Ses voisins contre Elle. Povr la principavté de Castelmavre, il est maintenv les covtvmes & les articles relatifs av droict natvrel & av droict des gens, et particvlieirement, le présidial de Villestrevlx, qvy a privileige de proſmvlgver les eſdits, ordoſnnances, deſclarations & tovtes les lettres patentes povr lesqvelles il n'est poinct preſvu de mention speſciale préalablement à levr application svr le sol castelmavrois, qvy a privileige de ivridiction povr instrvire en premier recovrs la cavse de tovs cevlx avxqvels Son Alteſſe Royale le prince de Castelmavre conceide ce privileige, et en dernier recovrs tovs les svjets castelmavrois. En svs, il est pleinement & pareillement recoſnnv à Son Alteſſe Royale le prince de Castelmavre, le preſdicat d'Alteſſe Royale, de conceſder des apanages dv doſmaine princier à cevlx de Sa Maison avecqves l'aſſentiment neſceſſaire & préalable de Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm, de rendre ivstice à Ses vaſſavx les plvs consideſrables povr les covrs infeſrievres av présidial de Villestrevlx & povr les arreſts rendvs par le présidial lvy-meſme, d'entretenir vne trovpe de dix mille soldats, tant svr la terre qve svr la mer, de maintenir avpreis d'Elle vne Covr & de distingver oſfficiers & conseillers povr le servir en Son conseil, d'entretenir & fortifier vne place de Son choix en Son doſmaine, de créer & maintenir tel ordre de chevalerie, de maintenir telle force de poſlice qv'il Lvy plaira. Elle preſtera, sitoſt apreis Son sacre, hoſmmage à Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm, fera le serment de Lvy ivrer fideſlité, de respecter pleinement le présent traité & tovs les accords qvy povrroient eſtre conclvs dans l'avenir, de ne poinct s'oſpposer à Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm par les armes, de ne poinct exciter les mavvais sentiments de Ses voisins contre Elle.
  • Article 5. – Il est entendv qve Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm deſtient tovte pviſſance ceſleste svr terre & qv'Elle ne la limite qve parce qv'Elle en vse avecqves magnanimité & grandevr d'aſme. Noſnobstant ceſte limitation, la pviſſance de Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm ne savroict eſtre contestée par qvyconqve & qv'Elle sevle a avtoſrité povr tovtes les affaires exteſrievres, deſclarer la gverre & conclvre la paix, battre moſnnoie & aſſvrer la paix entre Ses vaſſavx. Elle est libre de faire reſdiger, sceller, registrer & appliqver tel eſdict, ordoſnnance, deſclaration, arreſt dv Conseil ov tovt acte eſmanant de Sa personne en tovt liev où l'avtoſrise le comtat selon ce qve les covtvmes particvlieires permettent & preſvoient. Il sera eſtably vn conseil des immortels, conseil de tovs les preſlats, clercs & seignevrs les plvs consideſrables de la Novvelle-Alexandrie povr conseiller Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm & rendre vne ivstice eſqvitable, svpeſrievre & incontestable povr tovs les svjets les plvs consideſrables de Novvelle-Alexandrie. Sa Sacrée Majesté dispose sevle dv droict d'arboſrer les armes dv comté qvy allient celles de Castillon, Castelmavre, Gvysenval ainsy qve celles de Sa ville principale & capitale.
  • Article 6. – La Covronne d'Avaricvm se transmettra dans l'antiqve maison de Valois de peire en fils, par voie mascvline & à l'exclvsion perpeſtvelle de tovs les descendants de sexe feſminin & de Levr descendance ainsy qve de tovs les baſtards. La svcceſſion se fera par ordre de primoſgeſnitvre parmy les enfants maſles dv sovverain avarois. Il n'est poinct permis de leſgitimer des baſtards ny meſme d'adopter vn heſritier. En l'absence d'heſritier, la Covronne sera transmise dans la plvs proche branche coſllateſrale, dont il seroict neſceſſairement & clairement eſtably, et sans contestation poſſible, qv'elle est descendante d'vn heſritier maſle de la maison de Valois. Sy la maison de Valois devoict, ce dont Diev novs préserve, s'eſteindre tovt à faict, il seroict d'abord transmis la Covronne à Son Alteſſe Royale le prince de Gvysenval & la Covronne seroict transmise dans les meſmes conditions dans Sa maison. Sy la maison de Flevry devoict, ce dont Diev novs préserve, s'eſteindre tovt à faict, il seroict ensvite transmis la Covronne à Son Alteſſe Royale le prince de Castelmavre & la Covronne seroict transmise de la meſme façon dans Sa maison. S'il ne devoict plvs y avoir d'heſritier povr la Covronne, le Conseil des Immortels seroict avtoſrisé, investy de l'inspiration divine, à eſlire tel comte qv'il lvy plaira ainsy qve les princes avarois, icevlx parmy de bonnes maisons dvcales oſriginaires des principavtés. Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm sera tovjovrs prince de Castillon. En cas qve l'vne des maisons de Gvysenval ov de Castelmavre devoient disparaiſtre, ce qve Sevan empeſche, Sa Sacrée Majesté le comte d'Avaricvm seroict libre de ceindre Elle-meſme l'vne de ces Covronnes ov d'y eſtablir tel dvc de Gvysenval ov Castelmavre qv'il Lvy plaira.

Faict à Pvyravavlt, le qvatorze d'avril de l'an de graſce mil cinq cent qvarante-sept.
Avffrey dv Covdroy comte de Saffré. Raovl dvc d'Avsembovrg. Apollon davlphin de Castelmavre.

Institutions

L’État avarois est de forme résolument monarchique. Il faut entendre par là que la première institution de l’Empire est l’Empereur. En effet, tous les pouvoirs sont directement subordonnés au Monarque, qui en est la source et le délégataire. Cependant, un ensemble de normes (la Charte Fondamentale et la loi, notamment), constituant le Trésor des Chartes, vient formaliser cet état de fait: ces normes instituent la délégation des pouvoirs, la représentation du peuple et garantissent un État impartial.

La Charte fixe la juste mesure. Énonçant des principes généraux sur le gouvernement de l’Empire, elle dispose:

  • Qu’il revient à l’Empereur de nommer et de conduire le Gouvernement ;
  • Que le Chancelier, nommé par l’Empereur, rend la justice en son nom et avec le conseil d’une chambre haute élue de Dieu, le Conseil des Immortels, où siègent les Princes Souverains ;
  • Enfin, qu’il existe un gouvernement clérical ayant pour mission de s’appliquer au Salut des âmes et au respect de la religion d’État, le Syisme, dans l’Empire, ainsi que ses dépendances.

Exécutif

L'Empereur

La fonction d'Empereur, au même titre que celle de Comte (qui la précéda jusqu'à la proclamation de l'Empire, le 14 Avril 1706), est la plus haute responsabilité en Avaricum dévolue à un homme. Génériquement qualifié de monarque, de souverain, de Suzerain des Seigneurs avarois ou encore de Grand Chevalier Émérite de l'Empire, l'Empereur est la source et le détenteur de tout pouvoir sur ses terres. Délégué à diverses instances, ce pouvoir est souvent décomposé en trois courants:

  • Le Pouvoir Exécutif est l'apanage de l'Empereur lui-même : en effet, en Avaricum, le Monarque règne et gouverne. Il compose et préside son Gouvernement, qui est le protecteur des attributs que le Souverain lui confit;
  • Le Pouvoir Législatif revient également à l'Empereur et Son Gouvernement;
  • Le Pouvoir Judiciaire est confié en partie par l'Empereur au Conseil des Immortels, cénacle réunissant les puissants Princes & Grands d'Avaricum, rendant les moyenne et haute justices, et présidé par le représentant personnel de l'Empereur: le Chancelier. L'Empereur dispose et use d'un droit de grâce.

La charge d'Empereur échoit aux descendants du souverain régnant ou à défaut aux héritiers d'une branche collatérale et ne se peut refuser, tant au moment de l'accession au trône qu'au cours du règne. Il s'agit d'une mission confiée spécialement par Dieu au Monarque, et à laquelle la seule impossibilité de régner peut déroger. Actuellement, la Couronne impériale est transmise au sein de la Maison de Valois.

L'Empereur d'Avaricum est de jure le Prince Souverain de Castillon, dignité sauvegardée au gré des conquêtes, rendue possible de par une certaine autonomie des autres Principautés de l'Empire, officialisée par la Charte.

De plus, Sa Majesté - dite Très Fidèle - porte de droit les titres de Défenseur de la Foy et Protecteur de l'Église Syiste Avaroise. Ce dernier est cependant davantage honorifique que porteur de réelles prérogatives, le véritable chef de l'Église avaroise demeurant le Primat qui dispose de nombreux moyens pour exercer une protection efficace du Clergé, notamment par le biais des Tribunaux Ecclésiastiques.

Le Conseil

Le Conseil de l'Empereur désigne de manière fonctionnelle l'ensemble des organes de l'État procédant du gouvernement de l'Empire. Ce Conseil est habilité à prendre des décisions par des arrêts en commandement.

Division organique du Conseil

Le Conseil de l'Empereur, qui n'est dans la pratique jamais réuni dans son ensemble, se décline en plusieurs Conseils, dont l'importance relative décroît à mesure que leur effectif augmente.

  • Le Conseil d'État, autrefois dénommé Conseil secret, est le plus restreint et le plus convoité. Y figurent trois ou quatre membres, selon le bon-vouloir de l'Empereur, bien que les ministres d'État y soient pratiquement admis d'office. Ce Conseil est également appelé, à titre coutumier, le Cabinet privé.
  • Le Conseil des Dépêches est le véritable conseil élargi de gouvernement, puisqu'outre le chancelier, qui préside en cas d'absence de l'Empereur, le surintendant des Finances et tous les secrétaires d'État y assistent.
  • Le Conseil des Immortels, enfin, assemblée réunissant tous les Grands d'Avaricum, supplée à l'autorité impériale en matière de justice retenue.

Membres du Conseil

Les personnages évoluant dans les différents organes du Conseil de l'Empereur sont les plus hauts dignitaires d'État.

  • Le chancelier d'Avaricum, agissant autrefois en qualité de primus inter pares parmi les ministres, est un des plus grands officiers de l'Empire ; son champ de compétence inclut la légistique, la garde du sceau, l'expédition des actes de l'Empereur, et la justice selon des modalités précises. Il est nommé à vie, et ne peut quitter sa fonction avant son terme que s'il démissionne ou est convaincu de crime de lèse-majesté ou de trahison par le conseil des Immortels.
  • Le garde des Scels est un commissaire de l'Empereur qui effectue à ce titre une mission temporaire. En effet, lorsque l'Empereur est insatisfait du chancelier, il peut le priver de la garde des sceaux et de l'exercice de ses fonctions en l'exilant de la Cour. Il nomme alors un garde des Scels à qui revient le plein et entier exercice des prérogatives du chancelier d'Avaricum.
  • Les secrétaires d'État sont les conseillers les plus proches de l'Empereur ; leurs domaines de compétence, les départements, sont souvent très vastes, et incluent l'administration de certaines provinces de l'Empire. Les secrétaires d'État les plus importants se voient attribuer le titre de ministre d'État, qui ouvre concrètement l'accès au conseil d'État.
  • Le surintendant des Finances est l'officier en charge des finances de l'État et de l'exécution des décisions de natures économique, fiscale et monétaire. Toutefois, le commerce ne dépend pas de lui.

Les différentes divisions du conseil de l'Empereur comptent des officiers et commissaires qui forment un personnel subalterne. Il s'agit des conseillers d'État (qui contrairement à ce que pourrait laisser croire leur nom, ne siègent pas au conseil d'État mais dans les conseils de Justice). Ils dépendent en effet du chancelier d'Avaricum qui est à leur tête, et parfois issu de leurs rangs.

L'autre catégorie de ces serviteurs de la Couronne sont les maîtres des requêtes, pépinière de futurs hommes d'État dont sont issus les intendants de province, les commissaires de la guerre, les grands commis des secrétariats d'État. Ces commissaires ont pour charge d'assister les conseils de Gouvernement, en sus de tâches d'ordre judiciaire.

Législatif

Les États

Les États sont les ordres représentant la société avaroise. Au nombre de trois, il s’agit – par ordre de préséance - du Clergé, de la Noblesse, et du Tiers-État. Présente dès l’origine des royaumes néoalexandrins, la séparation de la société avaroise en États a profondément façonné les mentalités, l’organisation du pays et les relations entre individus. Tandis que la mobilité d’un ordre à un autre reste inégale, un bourgeois aura notamment davantage de facilité à se froquer qu’à être adoubé, les relations entre membres d’un même ordre demeurent délicates et parfois tendues. Le mépris traditionnel de la vieille noblesse d’épée envers les titrés de robe en constitue un exemple notable.

Le Clergé

Le Clergé est le premier ordre, ou État, en Avaricum. Il regroupe l’ensemble des clercs officiant pour le service de Dieu et rassemblés sous l’autorité de l’Église Syiste Avaroise. Le Primat d’Avaricum, chef de l’Église, constitue donc l’autorité temporelle personnifiée du Clergé.

Les membres du Clergé s’opposent naturellement aux laïcs, à savoir les nobles et le Tiers. Néanmoins, la plupart des clercs avarois sont de noble extraction. Passer de l’État de la Noblesse à l’État du Clergé est ainsi souvent vu comme une promotion spirituelle.

La Noblesse

La Noblesse est le deuxième État d'Avaricum, après le Clergé. Il s'agit originellement de la caste guerrière de l'Empire issue des trois Principautés ayant ratifié le traité de l'Harmonie des Nations en 1547. L'on notera au passage l'aversion résiduelle et néanmoins non négligeable subsistant entre la noblesse d'Empire (celle qui a émergé après l'Harmonie des Nations) et la noblesse princière ; et même, entre noblesse castillonaise, noblesse castelmauroise et noblesse guysenvalienne, à laquelle s'est ajouté un certain antagonisme entre noblesse d'épée et de robe, ainsi qu'entre anciennes et jeunes familles titrées. Les Princes-Exarques, à qui sont dévolues des prérogatives à la fois ecclésiastiques et temporelles, sont considérés comme faisant partie de la Noblesse et non du Clergé.

Il demeure que la Noblesse est l'État le plus convoité et le plus courtisé en Avaricum. Les élites politiques en sont presque exclusivement issues, et la grande bourgeoisie du Tiers-État aspire bien souvent à l'intégrer à travers des faits d'armes, en gagnant la reconnaissance de l'Empereur, ou encore par l'achat d'un titre.

Le Tiers-État

Le Tiers-État est, comme son nom l'indique, le troisième ordre avarois. À défaut de se composer de membres ayant des caractéristiques communes, sa réalité recouvre aussi bien la paysannerie, la bourgeoisie, que les indigents. En un mot, la plèbe et le dessus de la plèbe. Les membres du Tiers-État sont les sujets n'étant ni clercs, ni nobles.

Le Tiers-État est l'ordre de loin le plus nombreux et, paradoxalement, le moins influent dans les affaires et la societé de l'Empire. Il est généralement peu représenté en politique, ce qui ne l'empêche néanmoins pas de faire entendre sa voix, notamment par le biais des jacqueries et autres sauts d'humeurs populaires.

En dépit de ces considérations, certains membres de cet ordre ont brillamment réussi par leur labeur acharné, accèdant aujourd'hui à certaines hautes fonctions d'État. Ils peuvent obtenir la reconnaissance de l'Empereur, qui les gratifie parfois d'un ennoblissement. Les membres influents du Tiers-État s'en trouvent d'autant plus rares, sauf à chercher dans le monde du négoce ou de la monnaie dans lesquels la grande bourgeoisie aime à se rassembler.

Les États-Généraux

Les ordres susnommés convoqués par le souverain forment les États-Généraux. Cette assemblée purement consultative est élue en suivant un système complexe et différent pour chaque ordre. Les représentants du Tiers-État, par exemple, sont essentiellement issus de corporations des villes. Lors de la tenue formelle des États-Généraux, les représentants sont chargés de soumettre des cahiers de doléances - rédigés durant le processus local d’élection - à partir desquels le souverain prendra conseil puis se basera pour légiférer.

Histoire des États-Généraux

Réunis pour la première fois au XIIIe siècle à Villeroy, les États-Généraux furent pensés dans l’optique de donner une légitimité supplémentaire aux monarques néoalexandrins lors de périodes de crises ou devant de fortes résistances aux réformes. Plus rares en Guysenval et Castelmaure, ils devinrent l'apanage exclusif de l’Empereur suite à la signature du Traité de l’Harmonie des Nations. C’est l’année suivante, en 1548, que se tinrent les premiers États-Généraux du Comtat (précurseur de l’Empire) afin de procéder à la convergence effective des lois princières.

Judiciaire

Le Conseil des Immortels

En ses différents Conseils, il est chargé d'exercer la justice retenue de l'Empereur et de régler les différents contentieux administratifs ou financiers. Des arrêts simples pris au sein de ces Conseils sont l'expression de la volonté impériale; en effet, ils sont formulés au nom de Sa Majesté. Ses séances se tiennent au palais Fortuna Dei. Tribunal de dernier recours, le Conseil statue sur les affaires renvoyées par les Parlements, c’est-à-dire les cours judiciaires et administratives provinciales, et leurs chambres subalternes que sont les Bailliages, eux-mêmes subdivisés en Prévôtés.

Division organique du Conseil

Le Conseil des Immortels, outre son assemblée nobiliaire, comprend près de cent trente personnes. Celles-ci sont réparties entre deux organes:

  • Le Conseil privé: il rassemble, en fonction des affaires traitées, les conseillers d'État, les maîtres des Requêtes, éventuellement les intendants de Finances, sous la présidence du chancelier d'Avaricum, soit ordinairement entre quarante et soixante personnes. Il s'occupe uniquement de contentieux judiciaire. Il est à distinguer du Cabinet privé.
  • Le Conseil ordinaire des Finances: il rassemble les mêmes personnes à l'exclusion du chancelier, car l'assemblée est sous la présidence du surintendant des Finances. Il juge les contentieux administratifs et statue en cassation des arrêts des cours souveraines dans le domaine financier.

Fonctionnement du Conseil

Les travaux de chacun de ces deux Conseils sont préparés ou sont directement suivis par les intendants de Finances, les conseillers d'État et les maîtres des Requêtes au sein : 1° de Bureaux ; et 2° de Commissions ordinaires (c'est-à-dire permanentes), ou extraordinaires. Les Bureaux se content d'étudier les instances et d'en faire rapport au Conseil des Immortels, alors que les Commissions, elles, jugent dans leur domaine de compétence.

Les Bureaux

Les membres des Bureaux sont les conseillers d'État, les rapporteurs et les maîtres des requêtes. On distingue trois types de Bureaux:

  • cinq Bureaux relevant du Conseil privé pour la communication des instances des parties;
  • le Bureau des Postes et messageries;
  • le Bureau pour les Affaires de chancellerie et librairie (tenu par le chancelier).

Les Commissions

Les Commissions ordinaires sont particulièrement importantes. Les deux premières disposent du droit de rendre des arrêts simples. L'ensemble des Commissions est réparti comme suit:

  • la Grande direction des Finances : elle est présidée par le chancelier et traite des contentieux opposant État et particuliers lorsque le premier y a moins d'intérêt que les seconds, ainsi que d'affaires ayant trait aux finances entre parties ;
  • la Petite direction des Finances : elle soulage la première Commission pour les affaires de moindre importance ;
  • le Bureau de la Grande direction : il est chargé de préparer en partie les travaux de la Grande direction, notamment relativement aux domaines, aides, gabelles, de la ferme-générale, des tailles, et autres affaires de finances.

Éducation et Culture

L'Académie

Fondée en 1705 par le Comte Philippe III, l’Académie avaroise est l'une des institutions les plus prestigieuses de l’Empire. L’Académie consigne en effet dans les rayons de sa gigantesque bibliothèque les ouvrages les plus rares, dont certains sont par ailleurs défendus par l’Église. Les incunables y sont précieusement conservés, et peuvent y être prêtés le temps de quelques heures à d’émérites intellectuels. Depuis sa fondation, l’Académie siège à Castillon-Villeroy, au Palais du Quadriglietto.

Elle dispose également de cénacles rédacteurs dans le reste de l’Empire dont le plus fameux reste assurément le Boudoir de Cystère, un influent lieu de rencontre des littéraires et philosophes avarois où se déroule la rédaction de l'Encyclopædia Universalis. L’hôtel particulier, propriété de Charles d'Arbeneige, se situe à Villestreux, capitale de la Principauté de Castelmaure, qui resplendit par son inégalable culture et sa transcendance antique dans les arts.

Grands arts académiques

  • Architecture
  • Héraldique
  • Littérature
  • Musique
  • Peinture
  • Sculpture
  • Théâtre

Organisation

L’Académie distingue, à l’endroit des établissements dont elle assure le patronage, plusieurs niveaux d’organisation.

Les Collèges

Les Collèges sont sous tutelle directe de l’Académie. Ils sont au nombre de trois et forment l’élite de l’Empire:

  • Le Collège Saint-Sevan (couramment désigné sous l’appellation d’Académie des Lettres)
  • Le Collège Saint-Landry
  • Le Collège de l’Apostat
  • Les Lycées Impériaux

Les Lycées

Les Lycées sont sous l’égide de la Couronne et de l’Académie. Ils sont disséminés dans les grandes villes avaroises et sont destinés aux garçons issus des plus grandes familles, en raison du coût élevé de la scolarité:

  • Le Lycée Impérial de Castillon-Villeroy
  • Le Lycée Impérial d'Yrusalem
  • Le Lycée Impérial de Luzzara
  • Le Lycée Impérial de Saint-Nicolas-de-Guysenval
  • Le Lycée Impérial de Villestreux
  • Le Lycée Impérial de Syracus
Les Congrégations Religieuses

Les Congrégations religieuses syistes, quoique fortement attachées à la Primature, n’échappent pas au pouvoir modérateur de l’Académie. Dans les faits, celle-ci ne s'est toutefois que rarement ingérée dans leur fonctionnement.

Liens avec la CSH

Les deux pays se reconnaissent depuis la signature du Traité des Nations signé en janvier 2007 mais ne partagent que très peu de liens, à part des réalisations du CMV en 2016. Toutefois, le 1er novembre 2017, la CSH décide de lancer une liaison aérienne vers Avaricum, devenant ainsi le seul pays à relier Avaricum à un autre pays par avion.

Le CMV a en outre renouvelé voire créé une multitude d'armoiries du pays.

Département Scanthélois Affaires Etrangères

Organisation
Carte du Micromonde - Ligue des États Modernes - Organisation des Nations de l'Archipel
Nations Reconnues
Abalecon - Armara - Avaricum - Edoran - Francovie - Krassland - Liberistant - Ligue ED -

Mézénas - Nadür - Pirée - Prya - Russlavie - Skotinos - Valdisky - Véran - Zollernberg

Pays Sans Activité Reconnus ou Intégrés
Freineubourg - Sri Pātnārāt
Nations Reconnues et Disparues
Athlétia - Belondor - Cité des Glaces - Cocagne - États du Sud - Fantispa - Fradeu - Libertas - Locquetas - Maurésie - Métropolibre - Nautia - Orion - Rileko - Sverige - Syldavie - Ydemos - Ys
Nations non Reconnues
Belgoge - Gwangua - Kolozistan - Livadia - Ostaria - Sud-Ouest Démocratique
Nations non Reconnues et Disparues
Aldarnor - Amyria - Anarchland - Angmar - Argentorate - Arsgentyne - Ayala - Azeck - Bangana - Bhoustani - Bretzelbourg - Bretzelburg - Cözland - Daoude - Deltarie - Edredonie - El Futuro - Eraluse - Eridan - Esialie - Fanz - Gallice - Héalie - Hubanie Maritime - Jaminaica - Kalésie - Katharsys - Kindistan - Krassauerstein - Laurasie - Legoslavie - Madha - Manutoba - Mazambala - Méniro - Mnibet - Néié - Noordzeeland - Norduska - Norvas - Nouvelle-Caucasie - Nyvélia - Panaconda - Persis - Poldévie - Républiques Orionnaises - Sainte-Croix - San Pedro - Sant Eustaquy - Saraland - Siegburg-Helzonie - Silverland - Sorabe - Thaurus - Tolpan - Turcosie - Umujo - Verlor - Vladivaïa - Wasteland - Ysiriam
Traités
Aarosia I - Aarosia II & Annexe - Aarosia-Pyedné - Aldden-Kaora - Allancia - Bergenberg - Bonsecours - Brøkinshåvn - Chabot - Cocagne - Dangloyre - Ébur - Elbêröhnit - Golfe de Locquetas - Havnsthor - Helvia - Hudiksvall/ZELEN -

Kaïtaïn - Kaora - Krassfürt-am-See - Micropolia - Mont-Pharys - Philippeville - Rabat - Scanie - Sorlop - Svetivostok - Ydemos

Traités internationaux
Traité de Bonne-Espérance - Charte de la LEM - Traité des Nations - Traité de Talamanca - Traité de Zozolulu - Texte de Veledris
Documents de voyage
Passeports scanthélois & frenobourgeois